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Association Estel

  • Nombre d'utilisateurs : 2

  • Nom du responsable : Estelle Corval
  • Date de création : 1998
  • Adresse : Bira ouakam Face cité Comico
    24266 Dakar
    Sénégal Afrique
  • Téléphone : 00221 33 860 35 44
  • Email : estel@nullorange.sn

Projet de l'organisation

1.2 ORIGINE ET ÉVOLUTION STRUCTURELLE



ESTEL est une association sénégalaise reconnue depuis le 30 avril 1999. Elle reçoit des personnes déficientes mentales atteintes de diverses pathologies : autisme, psychose, trisomie 21, déficiences profondes... Au mois de septembre 1998, 6 enfants déficients mentaux âgés de 7 à 16 ans ont été accueillis sur le lieu d’habitation de la fondatrice Estelle CORVAL. Au mois de juin 1999 et suite à une demande importante d’inscriptions, nous avons loué une maison de 2 pièces et pris en charge un nouveau groupe de 6 jeunes. En janvier 2001, une salle supplémentaire a été construite avec l’aide de l’association Aquasso, (association qui organise des séjours de rupture avec des jeunes en grandes difficultés sociales et qui viennent aider au développement d’associations locales) afin d’accueillir un groupe de jeunes adultes pour une formation professionnelle en culture maraîchère.

Actuellement, l’association ESTEL, a intégré ses nouveaux locaux. Le bâtiment financé par la coopération Française, la coopération militaire de l’ambassade des USA et le Grand duché de Luxembourg, a une capacité d’accueil d’environ 50 enfants, adolescents et adultes déficients mentaux. Chaque groupe est encadré par 2 éducateurs/ animateurs. Les activités ont lieu 4 jours par semaine et sont essentiellement basées sur l’autonomie, la socialisation et l’insertion.

Le village de Ouakam étant assez excentré des différents quartiers de Dakar, le ramassage scolaire est effectué quotidiennement par le bus de l’association acquis en 2001 grâce au FDS (Fond Social de Développement) de la Mission de Coopération française.

Si nous travaillons avec les parents d’enfants handicapés, c’est parce que justement il y a un handicap. C’est ce handicap qui fait lien entre les parents et les professionnels ; c’est ce qui fait qu’un jour, on se rencontre.

L’important est de réussir à mettre des mots sur cette réalité : que signifie être parents d’enfants handicapés, qu’est–ce que cela fait vivre ?

Sujet pas toujours facile à aborder. Une foule de sentiments contradictoires, même si rarement énoncés, sont sans aucun doute présents : culpabilité, honte, échec, impuissance.

En tant que professionnels, nous ne pouvons cependant pas ignorer les difficultés et les souffrances de ces parents. Les inviter à en parler, c’est déjà une façon de les prendre en compte, une possibilité pour eux d’apaiser les tensions qu’ils ressentent.

Afin de soutenir les parents et la famille environnante de l’enfant, l’équipe éducative effectue un suivi au domicile de chaque jeune. En effet, il est très important pour la prise en charge engagée au centre, de connaître l’environnement proche du jeune et de pouvoir parler avec les parents, des difficultés qu’ils rencontrent au quotidien (nourriture, propreté, insertion dans le quartier...)

L’enfant, handicapé ou non, n’est un électron libre. Il est issu de 2 parents. Il s’inscrit dans une histoire, un lien, une filiation. Il est fils ou fille de...reconnu par...Il doit trouver sa place dans cette histoire. Il va hériter de certains éléments (biologiques, psychologiques ...), mais il va aussi créer ses propres traces avec ce qu’il est lui.

Dans le travail fait avec les familles, l’idée maîtresse est de maintenir les parents à leur place de parents, d’où l’importance du lien .Il est important de les impliquer, les aider, les soutenir, dans leur fonction parentale, les rassurer, les mobiliser. La famille a des compétences et des valeurs que nous devons utiliser en tant que professionnels.

Ceci sous entend que des temps d’échanges puissent se mettre en place avec eux.

Avant toute admission dans notre centre, il est important, en premier lieu, de rencontrer les parents. Ces derniers transmettent une multitudes d’éléments concernant leur enfant : à quoi est lié son handicap, sa place dans la fratrie, ses conditions de vie, ses repères familiaux. Il est intéressant de faire la connaissance de l’enfant par le discours des parents. Cette rencontre permet également aux parents de se présenter sur les lieux où va être pris en charge leur enfant.

Le travail réalisé avec l’enfant dans le centre doit se poursuivre hors des murs c’est la raison pour laquelle il est aussi essentiel d’impliquer les parents, de collaborer avec eux, dans un souci de cohérence et de continuité.

L’enfant peut montrer différents comportements entre la maison et le centre. Il n’est pas rare de s’apercevoir qu’à la maison, l’enfant pris dans les relations affectives, ne se comporte pas de la même manière, s’arrange pour que l’on fasse certaine choses à sa place (comme le faire manger, le laver...), et régresse en quelque sorte ......La famille, de son coté, ne sait pas toujours comment se situer, n’insiste pas, baisse les bras, n’a pas toujours le temps...

L’éducateur doit donc inclure les parents dans son programme pédagogique, car, implicitement, ils y participent également.

Si l’objectif est de travailler sur l’autonomie de l’enfant dans un domaine particulier, les parents comprendront l’intérêt de le stimuler à la maison

Dans cette perspective, il est intéressant de rencontrer les parents régulièrement afin de faire le bilan avec eux de ce qui se passe à la maison, des difficultés rencontrées, de ce qui est mis en place pour l’enfant, et de faire le lien avec les éducateurs du centre.

Chaque trimestre, une réunion avec les parents et l’équipe éducative est organiser pour : soutenir les familles, organiser des discussions à thèmes (sexualité, application de la méthode TEACCH au domicile, avenir des enfants, les informer de l’évolution de l’association...)

L’association ESTEL est en relation avec les autres lieux d’accueil pour personnes déficientes mentales : Keur Xaleyî, les classes Passerelles de l’école Sainte Jeanne d’Arc, l’association Garance Afrique, l’ASSEDEM, Reine Fabiola.

Nous organisons régulièrement des matinées communes, en nous invitant dans nos centres respectifs et effectuons des activités telles que des travaux manuels, des rencontres sportives, des séances de musique et de danse.

Un travail d’échanges pédagogiques est aussi effectué avec les divers professionnels. En effet, nous rencontrons tous les mêmes difficultés de reconnaissance sociale de nos institutions et surtout de reconnaissance de la personne déficiente mentale.



1.3 DOMAINE D’INTERVENTION : LA DÉFICIENCE MENTALE

Les jeunes que nous accueillons sont principalement atteints d’autisme, de psychose, de trisomie et de troubles associés de la personnalité et du comportement. Pour l’accueil dans notre structure, nous tenons compte des pathologies et du degré de déficiences de chacun.

Pour la plupart d’entre eux, nous distinguons :

- retard intellectuel

- retard ou non- acquisition du langage

- peu ou pas d’acquisitions scolaires

- retard psychomoteur

- propreté non acquise

- auto- mutilation

- agressivité

Fiches d'expérience

Après les apprentissages scolaires, quel accompagnement pour les adultes handicapés? Association ESTEL, Sénégal.
La demande importante des familles a conduit les responsables de l'association à ouvrir les portes de leur premier centre à une population très hétérogène.