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Témoignage de M. Samsoré, Ouagadougou, Burkina Faso

  • Santé : Santé mentale
  • Afrique : Burkina Faso
  • Témoignage

Par Handiplanet le 27/10/2015

M. Samsoré a souhaité témoigner des années passées dans la rue suite à une maladie mentale et de sa réhabilitation grâce aux soins et à l'aide de l'association ABASMEI, créée par sœur Rosalie à Ouagadougou.

Pouvez-vous témoigner de votre vie avec une maladie mentale ?

Cela fait un an que je suis sorti de l’hôpital, mais avant cela faisait 15 ans que j’étais dans la rue.

Je vendais des habits, j’étais dans le commerce quand je suis tombé malade. Ma tête s’est mise à être dérangée. Je ne savais plus ce que je disais.  J’ai tout perdu. Je n’avais plus rien.

Grâce à la sœur Rosalie et l’association ABASMEI, j’ai pu aller à l’hôpital de Ouagadougou. On m’a donné un traitement. Maintenant j’en suis sorti, et je recommence à travailler un peu. C’est mon frère qui paie pour le traitement et c’est la sœur Rosalie qui le donne. Le traitement me permet de dormir, en particulier l’Haldol par injection retard.

Ma famille m’a accueillie à nouveau. Je voudrais travailler plus pour payer ma nourriture.

Comment avez-vous connu l’association ABASMEI ?

La sœur Rosalie et les bénévoles de l’association passent dans les rues de Ouagadougou. Je les connaissais. Ils aident et apportent de quoi se laver et de la nourriture. Un jour je me suis fait arrêter par la police. Ils m’ont conduit à l’hôpital. Comme je n’avais pas d’argent je ne pouvais pas rester pour être soigné. Mais la sœur passe aussi à l’hôpital. Quand elle m’a vu, elle a pris en charge mon traitement. Je suis resté un an à l’hôpital.

Maintenant ça va. La sœur m’a aidé, trop même. Elle m’a donné des habits.

Je suis retourné voir mon père. Il n’a rien dit. Il a demandé à mon frère de m’aider et de me prendre en charge. Maintenant je veux faire de la maçonnerie. Mais je dois prendre le traitement d’Haldol en traitement retard par piqure. Alors , ça ira.

 

Le frère de Ouedraogo Samsoré ajoute :

Aujourd’hui, il n’y a pas de souci. Avant c’était dur. Maintenant, c’est bon.

 

 

Langue d'origine : Français
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