Aller au contenu. | Aller à la navigation

Accueil Témoignage d’un AVS, Auxiliaire de Vie Scolaire (France)


Témoignage d’un AVS, Auxiliaire de Vie Scolaire (France)

  • Enfance : Intégration scolaire
  • Europe : France
  • Témoignage

Par Medhi Kattech le 30/11/2015

En France les « AVS » accompagnent des élèves ayant un handicap et qui sont scolarisés en milieu ordinaire. L’objectif est d’apporter un soutien à l’apprentissage et de faciliter sa participation aux activités scolaires et son intégration.

Le travail quotidien d’un AVS

L’accompagnement porte sur le travail scolaire qui est donné aux élèves. Il s’agit de leur donner des outils pour mieux comprendre ce qui a été dit en classe surtout. L’AVS est aussi souvent sollicité pour intervenir comme « médiateur » lorsqu’il y a des conflits entre l’enfant accompagné et les autres enfants de la classe. Moi j’interviens non pas comme AVS individuel attribué spécifiquement à l’accompagnement d’un enfant en particulier mais comme AVS exerçant un accompagnement collectif c’est-à-dire que j’interviens auprès d’un groupe d’enfants.

 

Améliorer la formation préalable pour les accompagnants

On n’a pas du tout de formation ni d’accompagnement. Il n’existe pas à ma connaissance de formation spécifique véritable pour exercer la fonction d’AVS et on ne m’en a pas proposée. D’ailleurs il n’y a pas de compétences spécifiques préalables demandées sur le handicap. Lors du recrutement il nous est proposé de participer à des temps de formation mais qui n’ont rien à avoir avec la réalité du métier d’AVS. L’essentiel je l’ai appris sur le tas, au fur et à mesure. Dans mon cas heureusement j’avais un peu d’expérience car j’avais travaillé précédemment dans un accueil loisirs où j’accompagnais des enfants autistes.

 

Précarité de la fonction

La fonction d’AVS est très précaire. Au bout de 2 ans le contrat aidé par l’Etat arrive à sa fin alors qu’on commence à acquérir une expérience. C’est un poste de transition. Ce serait souhaitable qu’on envisage la mise en place d’autres types de contrats plus pérennes.

 

Le rapport avec les enseignants n'est pas toujours évident

L’accueil que les professeurs réservent aux enfants ayant un handicap n’est pas toujours évident. Il y a des professeurs qui sont réticents à les prendre en cours. Par ailleurs, lors de ces 2 dernières années en CLIS (classe pour l’inclusion scolaire pour les enfants ayant un handicap) j’ai observé qu’au niveau des professeurs il y a peu de stabilité, il y a beaucoup de changements de professeurs alors que ces enfants ont précisément besoin de repères. Parfois sur une année ils vont avoir deux professeurs.  Les enseignants veulent rarement enseigner en CLIS, ils n’ont aucune formation et ne savent pas comment faire.

Projets pour l’avenir

Je compte préparer un diplôme d’éducateur.

 

Langue d'origine : Français
LAPIE Daniel directeur IME/SESSAD B. Coursol Montreuil
06/01/2016 17:25
La réponse aux difficultés que pointe cette personne pourrait consister à mettre en place un partenariat plus intense entre l'éducation nationale et le secteur médico-éducatif (SESSAD, IME...)
son projet de faire une formation d'éducateur spécialisé indique bien que c'est de ce coté qu'il faut chercher les compétences nécessaires pour accompagner la scolarisation des enfants handicapés.
Notre IME/ SESSAD pratique déjà ce genre de partenariat avec les enseignants concernés. Nous proposons aussi de le mettre en place avec les AVS (qui ont effectivement énormément besoin d'être soutenus) la difficulté réside dans le fait que ces personnels de l'éducation nationale n'ont que très peu de temps de formation et de concertation compris dans leur emplois du temps. Il y aurait peut être une suggestion a faire à l'éducation nationale sur cette question
Ajouter un commentaire

Vous pouvez ajouter un commentaire en complétant le formulaire ci-dessous. Le format doit être plain text. Les url et les courriels sont transformés en liens cliquables. Les commentaires sont modérés.

Question: 5 + 5 = ?
Votre réponse: