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Au Nord du Burkina, des malades mentaux livrés à eux-mêmes

  • Afrique : Burkina Faso
  • Fiche d'expérience

Par sauler le 10/02/2012

Une vie limitée et enfermée

Au Nord du Burkina, des malades mentaux livrés à eux-mêmes

Selon  un constat fait par le Bureau de SAULER, plus de cent dix  personnes souffrent dans la commune et villages de la province du Yatenga au Burkina, de maladies mentales. Or les structures d'accueil sont pratiquement inexistantes, comme le montre l'enquête des membres de SAULER.

Un abri de tôle comme il en existe tant dans les environs poussiéreux de Ouahigouya. Le son obsédant qui vous interpelle, les gémissements et pleurs venus de l'intérieur. La maison d’Angèle ressemble plutôt à une cellule. A 23 ans, il est attaché au mur de sa case à une chaine  en acier, entouré de flaques d'urine, par terre avec des habits déchiré et souillé. Ses gémissements cessent lorsqu'il mordille sa main ou sa chaine. Il ne peut pas s'exprimer ni faire part à sa mère de ce qu'il ressent. Il est seul dans son monde de cris et d'agonie.



Cela fait quatre ans qu'il vit ainsi. Angèle est tombée malade alors qu'il était jeune à l’âge de 19 ans, perdant l'essentiel de ses fonctions mentales. Sa famille l'attache pour éviter qu'il ne s'enfuie ou ne se blesse. Elle n’est jamais admise à une  visite  à l'hôpital ou chez  un médecin. Lorsque l'on vit dans la pauvreté, l'aide médicale reste difficilement accessible. Mais Angèle n'est pas un cas isolé.  La plus part de ces personnes  atteints de maladies mentales,  vives le plus souvent dans la pauvreté, dans la misère. Ceux errant dans les rues survives avec les restes jetés dans les poubelles "C'est un problème considérable", explique Adama, responsable de l’association Sauvons Le Reste pour les handicapés mentaux. "Si quelqu'un réalise l'étendue du problème, peut-être pourrons-nous commencer à agir." Mais Adama et son association sont parfois les seuls à agir. Chaque jour, ils sont alertés sur de nouveaux cas de mauvais traitements : des enfants autistes enchaînés dans des cages à poules, des adultes épileptiques enfermés dans des baraques de fortune, des filles violées par les personnes mal intentionnées. L'association est débordée.



Les membres  de l'Association actifs dans le domaine, juge l'échelle du drame "catastrophique". " Dans la province du yatenga, la mise à l'écart de nos amis, famille ou proches atteints de maladies mentales est devenue un sport national". "Loin des yeux, loin du cœur, sans ressources, complètement abandonnés.  La négligence majeure est imputable au gouvernement, et ses services déconcentrés (Mairie, Action Sociale) qui affecte très insuffisante moins de son budget de la santé aux maladies mentales. Le volet budgétaire que loue la mairie n’est jamais utilisé pour améliorer les conditions de vies de ces personnes. Aucune prise en charge, sans leurs cadavres, pour que la personne ne pourrisse pas dans la nature après son décès. 

L’Association Sauvons Le Reste  est depuis 2009 engagée pour la cause de ces personnes oubliées " mais nous manquons cruellement de ressources. Notre intention n'est pas d'abandonner les malades mentaux, mais notre marge de manœuvre sur le budget  pour la prise en charge effective  est très réduite".



A ce jour plus de 100 malades mentaux sont pris en charge par SAULER, allant de leurs hygiènes, soins primaires des plaies, dons de vêtements, référence dans les centres de santé pour les cas de palu et autres, etc.

Souvent, ce sont les mères qui luttent seules. Le père de Angèle est décéder  quant elle avait 15 ans.   "Combien de temps vais-je devoir porter ce fardeau ?" se demande sa mère. "Depuis que je me suis mariée, je n'ai pas vécu de moments de joie comme tout le monde. J'essaie de trouver du courage, je demande à Dieu de m'aider, car je porte ce fardeau depuis trop longtemps." Chassés de village en village par des voisins en colère, elle craint de devoir à nouveau quitter cet endroit. Lorsqu'il fait beau, elle détache Angèle de sa cellule pour l'attacher à un acacia. Si elle le détache, il s'enfuit. Son plus grand désir est de lui trouver un endroit où il sera soigné convenablement. Mais elle doute que cela arrive un jour.

L’Association Sauvons Le Reste dans son plan - d’action prévoie la création d’un centre d’accueille et réinsertion aux profits de ces personnes défavorisées. Ce qui nous permettrons de récupérer beaucoup d’entre eux et soulagée le fardeau des familles.



Nous demandons aux bonnes volontés  à toutes ou tous ceux qui sont sensibles aux souffrances permanentes de ces personnes de nous venir en aide pour la cause de ces personnes.



Adama OUEDRAOGO

Président de SAULER

Langue d'origine : Français
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