Aller au contenu. | Aller à la navigation

Accueil FONDATION DES AMIS DE L'ATELIER Témoignage de Soeur Takla lors de sa visite au CITL Les Robinsons
Pour aller plus loin
FONDATION DES AMIS DE L'ATELIER
  • 17 rue de l'Egalité 92290 CHATENAY-MALABRY France
  • 01 46 29 59 00
  • contact@nullamisdelatelier.org
  • eric
  • riconis@nullhotmail.fr
  • Centre Initiation Travail & Loisirs "Les Robinsons"


Témoignage de Soeur Takla lors de sa visite au CITL Les Robinsons

  • Résidentiel : Vie collective
  • Europe : France
  • Témoignage

Par eric le 06/08/2010

Regard sur les pratiques au CITL Les Robinsons



Lors de sa visite en France, Takla, égyptienne a visité le CITL les Robinsons, voici son témoignage :



Le CITL propose des activités variées aux personnes, il leur est possible de choisir plusieurs activités qu’ils suivront tout au long de l’année (par exemple : peinture, danse, équitation, théâtre, jeux vidéo, musique,...) Il y a 48 résidents et 10 éducateurs. Dans chaque atelier l’éducateur s’occupe de 6 résidents au maximum. On accueille les personnes à partir de 20 ans.



« J’ai l’impression qu’ici les personnes handicapées on les accompagne pour qu’elles évoluent toujours. Il y a une bonne prise de conscience des capacités de chacun, il s’agit avant tout d’une personne. Chacun, en fonction de ses moyens, arrive à développer sa personnalité avec une évolution qui lui ait propre. On ressent vraiment une relation d’égal à égal entre l’éducateur et le résident (au CITL c’est comme ça qu’on appelle les personnes en situation de handicap, la majorité réside dans le foyer à côté).



Le fait de considérer la personne dans le cadre d’un accompagnement personnel à travers ses démarches administratives (ou autres...) lui confère une responsabilité. Même si pour certains il y a un manque d’autonomie.

Si un résident me présente un dessin qui ne représente rien à mes yeux, je le complimente quand même parce que ce compliment va l’inciter à me faire un autre dessin plus beau, la prochaine fois. Donc il faut éviter de le vexer.



J’ai apprécié d’assister à l’entretien qu’ont les résidents avec la chef de service et leur éducateur référent, pour déterminer le projet qu’ils veulent faire (entretien afin de construire les projets individuels). Ce qui m’a touché c’est que l’on demande à la personne ce qu’il veut faire, ce n’est pas l’éducateur ou la responsable éducative qui impose (pour les résidents qui peuvent s’exprimer), on leur donne de l’importance. L’autonomie de ces personnes m’a frappée, ici les résidents peuvent aller acheter leurs vêtements, aller au restaurant, au marché... finalement à avoir une vie ordinaire, chose impossible en Egypte ! Je peux même dire que certains résidents semblent plus autonomes que des personnes que je connais qui n’ont pas de situation de handicap.



L’addition de paramètres tels que : le travail éducatif, la famille, le maintien des acquis scolaire, l’accompagnement, les moyens financiers, tout cela permet une grande autonomie de la personne. Dans la relation avec la personne, il ne faut surtout pas faire ressentir à la personne qu’elle est inférieure en quoique ce soit et surtout l’amener à avoir confiance en elle-même pour devenir de plus en plus autonome.



Il s’agit de permettre à la personne que l’on voit capable de faire une tâche, de développer cette capacité. Je souhaite reproduire cela en Egypte, je vais m’y efforcer.



Takla

Responsable d’un institut pour personnes handicapées au Caire (Egypte)

Langue d'origine : Français
Ajouter un commentaire

Vous pouvez ajouter un commentaire en complétant le formulaire ci-dessous. Le format doit être plain text. Les url et les courriels sont transformés en liens cliquables. Les commentaires sont modérés.

Question: 50 - 30 = ?
Votre réponse: