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Accueil Miwadagbé Programme Famille et Vie Quotidienne à l'association Miwadagbé : une « école des parents » pour les accompagner dans leur rôle auprès de l'enfant en situation de handicap mental, Cotonou, Bénin
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Miwadagbé
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Programme Famille et Vie Quotidienne à l'association Miwadagbé : une « école des parents » pour les accompagner dans leur rôle auprès de l'enfant en situation de handicap mental, Cotonou, Bénin

  • Enfance : Famille
  • Afrique : Bénin
  • Fiche d'expérience

Par Théodule Bagan le 23/04/2012

L'objectif du programme Famille et Vie Quotidienne (PFVQ) : séances de formation, d'information et communication pour changement de comportement, soutien et accompagnement psychologique des familles.

 

  1. Le contexte
 
L’association Miwadagbé se situe à Cotonou. Elle a pour objectif l’intégration des mineurs handicapés mentaux.
Son établissement l’IME (Institut Médico-éducatif) Saint François d’Assise se situe à Cotonou-Akpakpa au quartier Sodjèatinmè (rue de la station d’essence « le Petroleum »). Les locaux - loués à grand frais - sont constitués de six pièces (une salle polyvalente et cinq salles d’activités), d’une cuisine, de deux toilettes internes, d’une arrière-cour, d’une petite aire de jeux, d’une véranda, d’une baraque pour exposition et d’un préau.
 
Le centre est devenu un IME en octobre 2011 pour être une réponse précise aux besoins de nos bénéficiaires. L’IME comprend un Externat Médico-Pédagogique (EMP) pour les enfants moins de 14 ans et un Externat Médico-Professionnel (EMPro) pour les adolescents âgés de plus de 14 ans.
 
A la date d’aujourd’hui, 15 places sont occupées en EMP et 15 places en EMPro, ce qui fait un total de 30 enfants en situation de handicap mental accueillis, dont la moyenne d’âge est 13 ans. La demande est très forte, et le nombre de places est limité en fonction des capacités actuelles de l’IME, qui pourront se développer par la suite (après la phase d’expérimentation ou pilote prévue pour deux ans : octobre 2012 à juillet 2014).
 
L’IME propose des séances de rééducation (langagière, psychomotrice,…), de préscolarisation / scolarisation, de formation professionnelle (surtout les métiers d’art : Peinture, Dessin, Couture, Coupe, Coiffure, Tresse, Danse, Chorégraphie, Interprétation, …) adaptée aux capacités des enfants accueillis, et d’accompagnement psychologique.
 
  1. La finalité de l’expérience
 
La mise en place du programme Famille et Vie Quotidienne a cherché à répondre au choc de l’accueil de l’annonce de la déficience de l’enfant (les projets, les « rêves » dont l’enfant était porteur aux yeux des parents leurs semblent s’effondrer) ; ceci constitue la base des difficultés des familles sans ignorer leur situation économique souvent défavorable. Cette présence de l’enfant déficient exige désormais plus de disponibilité et de moyens de la part de la famille.
Le vécu du quotidien autour de cet enfant (regard négatif des autres, avenir incertain, usage de plus de moyens, influence de la tradition dans certaines régions à le sacrifier,…) à supporter, crée des situations de dysfonctionnement et/ou de démission des familles.
Les personnes handicapées et leurs familles souhaitent découvrir des conduites à tenir pour se sentir intégré à la société. L’entourage souhaite voir la situation s’améliorée par un coup de magie.
L’IME et les personnes de l’association Miwadagbé, eux, souhaitent vivement que les familles collaborent efficacement à tout ce qui se fait à l’endroit de leur enfant pour son intégration sociale.
 
L’objectif du programme Famille et Vie Quotidienne (PFVQ) est d’amener les familles (à travers les séances de formation et information, de communication pour changement de comportement, le soutien et l’accompagnement psychologique,…) à prendre leurs responsabilités pour le développement harmonieux de leurs enfants.
 
La désespérance, l’indisponibilité, les difficultés financières de certaines familles et le très faible soutien du Ministère de tutelle constituent des freins au programme. 
  1. La mise en œuvre
 
Lancé à l’automne 2010, le programme PFVQ se poursuit donc actuellement au profit des parents, et donc au bénéfice des enfants. Seulement 17 familles étaient intéressées au début en 2010.
 
Trois projets meublent ce programme : Le projet  « Ecole des parents », le projet « parution périodique de bulletin » et le projet « Espace loisir et visite ».
- Le projet  « Ecole des parents » est un espace de communication et d’échange autour d’un thème. Ces communications sont animées par des experts universitaires ou praticiens avertis.
            - Le projet « parution périodique de bulletin » est un canal d’échange, de sensibilisation et d’information.
- Le projet « Espace loisir et visite » comprend les fêtes et les sorties.
 
Le programme fonctionne sous un minimum de moyens (humain, matériel et financier). N’ayant pas les moyens pour mobiliser un chargé de communication, la direction en union avec le bureau des parents s’arrangent pour mettre en œuvre ce programme selon leur disponibilité. 
  1. Les moyens
  • Sur le plan humain :
Le personnel de la direction, les membres du bureau des parents et des bénévoles travaillent pour l’exécution du programme.
  • sur le plan financier :
Au début, un appui avait été recherché pour la mise en œuvre du programme, notamment pour la formation d’une ou de deux personnes en communication /animation. Le budget n’a pu être mobilisé.
  • sur le plan technique et matériel :
La direction et le bureau des parents mettent en œuvre le programme, et font tout pour le placer en priorité à cause de son importance. La mise en commun des compétences facilite la réalisation du programme. Par moment, l’obligation se fait d’aller solliciter l’aide de l’un ou l’autre (personne physique ou morale) selon le besoin. L’approche est fortement participative et à base communautaire.
 
  1. Evaluation
 
A 70% les objectifs de départ ont été atteints. Davantage de moyens financiers à la mesure du projet pourraient améliorer ce résultat.
Les familles ont témoigné leur grande satisfaction de comprendre mieux les personnes déficientes mentales surtout leurs enfants et de savoir quelle conduite tenir pour les élever et non accentuer la discrimination négative (joie de voir leurs enfants en scènes durant les fêtes…).
Enfin, toute l’équipe et les membres du bureau des parents sont tous satisfaits.
Les enfants se sentent compris par leurs familles et en témoignent souvent. Les familles découvrent les potentialités insoupçonnées chez leurs enfants quand elles appliquent les formations. De nouvelles personnes viennent aider comme bénévoles et prennent part active à l’un ou l’autre projet. Les lecteurs des familles et des amis réclament souvent les parutions quand celles-ci se trouvent en retard pour être publiées.
 
Un programme de ce type demande un plan de suivi qui intègre les visites à domicile ou sur le terrain, une fréquence régulière des espaces d’échange entre enfants et parents, des sorties mensuelles des enfants pour découvrir leur ville parce qu’ils sont souvent à l’arrière-cour.
La principale difficulté rencontrée est l’absence de financement, notamment pour la mise en place d’un service destiné à l’animation spécifique à ce programme. Ce service pourra comprendre un chargé de programme avec deux collaborateurs dont un spécialiste en communication / animation et un autre en éducation spécialisée.
 
Ce programme peut être reproduit si la personne morale qui voudrait l’essayer prend toutes ses dispositions : courage et motivation seront donc les mots-clés nécessaires, en grande quantité.
 
« Nous retenons qu’ensemble nous pouvons faire beaucoup mais seul cela sera très difficile voire impossible. Ensemble la douleur de chacun est partagée par tous mais seul, elle écrase celui qui la porte. »

L'IME Miwadagbé - ime.cotonou@gmail.com
Langue d'origine : Français
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