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Accueil Warm Hearth Foundation Un foyer pour adultes orphelins pour se tenir chaud au cœur et où l’on mise sur l’intégration ; Yerevan, Arménie
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Warm Hearth Foundation
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Un foyer pour adultes orphelins pour se tenir chaud au cœur et où l’on mise sur l’intégration ; Yerevan, Arménie

  • Résidentiel : Hébergement
  • Asie : Arménie
  • Fiche d'expérience

Par Yelena Kirakosyan le 09/04/2013

Le premier foyer résidence à long terme pour orphelins handicapés mentaux en Arménie

Le contexte de la création

Notre centre a été fondé par une volontaire américaine des Peace-Corps qui a travaillé à l'école n°3 de Yerevan pendant 2 ans. On y accueille des adultes, orphelins ayant un handicap mental. A 18 ans le gouvernement ne payait plus pour leur accueil : c'était la fin de l'école. Ils n'avaient nulle part où aller. Elle a alors récolté des fonds aux Etats-Unis et a ouvert cette maison avec l'aide des Peace-Corps et de l'ONG Mission Arménienne pour qu’ils puissent avoir un avenir, une vie comme tous les autres.

Son directeur m'a embauché pour assurer l’ouverture qui a eu lieu en 2006. Jusqu'en 2008, elle était administrée par la Mission Arménienne. La Fondation Warm Hearth est née alors pour gérer la maison. Au début il y avait 6 résidants aujourd'hui il y en a 13.

 

L’objectif : s’inspirer d’autres pour créer un modèle arménien

 

L'objectif général est d'organiser un modèle de maison d'accueil qui n'existait pas jusqu’alors et de voir si ce modèle fonctionne. Au début nous nous sommes inspirés du modèle des Etats-Unis et  nous l’avons adapté a notre pays. Aujourd'hui nous pouvons dire que c'est un modèle arménien. C'est actuellement la seule maison qui offre ce type de réponse à des adultes ayant une déficience intellectuelle.

 

La vie au foyer et en dehors

 

Les résidents ont entre 20 et 33 ans. Ils viennent à l’origine de l'école Kapan ou Ecole n° 3 et Parakiar, Ecole Spéciale n° 2. Le Ministère par ses services sociaux, a collaboré avec nous et nous a donné les informations nécessaires sur le parcours des jeunes adultes. Notre critère d’admission est l'âge -18 ans et plus-avec un handicap mental sans troubles psychiques. Les résidents habitent ici. C'est devenu leur maison, ils y vivent comme une communauté. Au début, ils avaient un comportement très individuel mais petit à petit chacun a appris à partager. Les résidents ont des activités dans la journée ; ils participent à l'entretien de la maison et à la confection des repas. Nous avons plusieurs activités artisanales dont la confection de tapis. Nous leur proposons des sorties également. Dix d'entre eux poursuivent un  cycle d'étude au collège spécial, centré sur la formation professionnelle.

Après le diner à 15h00, ils ont des soins par des thérapeutes ou vaquent à leurs propres occupations. A 19h00 ils soupent et à 22h00 en principe, ils vont au lit. Nous les accompagnons aussi dans la vie quotidienne, dans les magasins, à l'église, dans les parcs. En été nous organisons des camps en fonction de nos budgets.

 

Nos moyens.

 

Nous avons treize membres du personnel et c'est très juste : 7 accompagnants, un médecin, une psychologue, une maitresse de maison, un comptable, 2 hommes d'entretien et moi-même qui assure la direction. Des volontaires enseignants viennent également les former à l'artisanat et donnent des cours de danse et de chant. Notre partenaire « Bridge of Hope » nous aide à monter les programmes de formation au collège de même que notre partenaire de toujours la Mission Arménienne. Nos fonds viennent essentiellement des Etats-Unis par l'intermédiaire de la fondation SOAR. Nous ne recevons aucun fond de l'état. Les résidents ont une pension de 25 dollars par mois. Pour partie ils utilisent cette somme pour eux-mêmes et pour partie nous utilisons cette somme pour les frais d'hébergement.

La maison a une surface totale de 800 m² répartis sur 4 étages. Nous y avions ajouté une extension de 27m² pour accueillir des personnes qui présentent des troubles du comportement et faciliter leur intégration au groupe. Cette maison sur un terrain de 400m², nous l'avons aménagé nous-mêmes.

 

Enseignements et évolutions

 

Nous n'avons pas totalement atteint les objectifs car nous ne recevons toujours pas d'aide de l'état pour étendre le modèle. Mais, toutefois c'est une aide à la résolution du problème. Notre stratégie reste de développer le modèle ailleurs avec le gouvernement Nous cherchons à ce que ces maisons soient à terme financé à 50% par des fonds arméniens. Nous souhaitons aussi être présents pour faire évoluer les lois et créer des services comme des centres de jour, un centre d'information, des centres de soins.

Le problème principal est aujourd'hui encore la représentation négative du handicap. La société arménienne n'est pas prête à vivre avec les personnes ayant un handicap mental. Il n'y a pas si longtemps ils étaient enfermés dans les familles, vivaient dans un monde invisible.

 

Aujourd'hui nous avons des problèmes de voisinage encore. Il y a deux mois un de nos résidents parlant fort sur le balcon a provoqué l'appel de la police. Aussi nous envisageons une autre implantation  pour vivre plus en harmonie avec l’entourage.

Nous cherchons à avoir accès à des dispositif comme le programme de lutte contre la pauvreté. Mais le problème est que la plupart des résidents n’ont pas de papier.

J’espère que notre travail sera reconnu et poussera l’Etat à prendre en charge les personnes handicapées mentale. N’a-t-il pas ratifié la convention internationale pour les droits des personnes handicapées ?

 

Langue d'origine : Français
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